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rubrique spéciale
pour le département 59
je profite de mon blog pour vous parler de denain
DENAIN 59220 est une petite ville du nord de la france c est manifique la bas les gens sont courtois et tres gentil bonne visites sur denain lol


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... Ch'est d'Villars el joli' statue.
Nos infants, pus tard, à cheull'vue,
Saront qu'in honor'les anciens
Qui fur'nt c' qu'in appell' des brav's gins.
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J'y ai soutiré les vieilles photographies que vous allez pouvoir contempler, et j'ai essayé de reproduire les mêmes photos à l'heure actuelle en essayant de rester la plus fidèle possible par rapport à la position du photographe à l'époque.
Mais tout d'abord, je vous présente Denain :
C'est une ville qui compte environ 20 360 habitants, qui se veut dynamique malgré la conjoncture actuelle. Dononium est la première appellation connue vers 877( jusqu'à Denain, définitive dès 1687). A l'époque, c'est un village où coule une source miraculeuse sensée guérir la cécité (voir photos). On y construit à l'endroit de cette source, l'abbaye de Ste Remfroye, fille d'Aldebert, Comte d'Ostrevant .
Denain a un passé mouvementé, elle passera entre les mains des Romains, des Francs, des Mérovingiens (l'abbaye sera brûlée en 851), François 1er donnera l'ordre en 1515 de brûler le village.... elle sera rattachée aux comtés d'Ostrevant, de Flandres, de Hainaut, au duché de Bourgogne, puis au royaume d'Espagne avant de rejoindre définitivement la France en 1678.
L'année 1712, le 24 juillet plus précisément, marque un évènement particulier dans l'histoire de Denain : le Maréchal de Villars est victorieux face au Prince Eugène de Savoie. D'où la statue de Villars dans le centre-ville et le nom de l'avenue principale (voir photos).
La Révolution met un terme à la domination des Dames chanoinesses sur le village : l'abbaye est rasée en 1794 et les biens confisqués.
Puis, commence l'ère de la houille. Contre 1000 habitants au début du 19ème siècle, Denain compte 23 000 habitants un siècle plus tard! Le charbon est découvert à Denain en 1828, 15 puits de mine sont creusés. Emile Zola viendra en visite à la fosse Renard afin de se documenter pour son prochain roman : Germinal. C'est en 1884. De par sa position privilégiée en bordure de l'Escaut, Denain va devenir une ville florissante, le premier haut-fourneau voit le jour dans les années 1835, et la société Cail, dès 1840, décroche des marchés fabuleux.
Ensuite, Denain sera meurtrie par les deux guerres mondiales, bien sûr, puis vers 1948, avec la fermeture des mines. Usinor apparaît au même moment, comme pour prendre le relai. Jusqu'à sa fermeture en 1981 qui amorça un fort déclin économique : en effet, 7000 emplois furent supprimés. Suite à la démolition des nombreux bâtiments sidérurgiques, beaucoup de terrains furent à reconvertir. Beaucoup d'employés d'Usinor furent mutés vers d'autres régions, plutôt que de perdre leur emploi. Petit à petit, cette ville a appris à relever la tête, et encore aujourd'hui, il faut se battre et croire en l'avenir. |
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La fontaine de Ste Remfroye à côté de l'église St Martin |
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La fontaine se situait juste à côté de l'église St Martin
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Elle est aujourd'hui disparue, mais la source n'est pas partie.
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Angle de la rue Désandrouins et de la rue de Villars |
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A part quelques modernisations, l'endroit est tout à fait reconnaissable. |
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La rue de Villars et la statue |
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La statue disparaîtra pendant la première guerre mondiale, confisquée par les Allemands puis une copie sera réinstallée sur sa stèle en 1924. |
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Vue sur la rue de Villars, avenue principale de Denain |
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Au fond à gauche, le pensionnat des Dames de la Ste Union....... |
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....devenue aujourd'hui l'école primaire Ste Reine. |
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La rue de Villars sous un autre angle |
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A droite, à la grille, sera édifié le bureau des PTT, et qui est aujourd'hui une agence de la Semurval (bus)..... |
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C'est la grande bâtisse rouge que l'on voit sur la droite de la photo. |
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La rue Lazarre-Bernard |
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Mis à part les pavés..... rien n'a vraiment beaucoup changé. |
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L'abattoir de Denain |
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Photographie de l'entrée de l'abattoir |
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Aujourd'hui, il n'en reste plus de trace, une société d'autocars s'y est implantée |
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Angle de la rue Barbusse |
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Cette bâtisse fût l'hôtel des Postes...... |
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Aujourd'hui, c'est la Bourse du Travail. |
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L'hôpital de Denain |
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Les façades sont restées identiques avec les années...... mais de l'autre côté, derrière les bâtiments anciens, tout est moderne. Une maternité vient d'être construite, et les travaux continuent. |
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Le musée de Denain |
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La Mairie et le Commissariat de Police, et le bureau d'octroi...... |
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......devenus aujourd'hui, le Musée de Denain, où l'on y trouve des vestiges issus de fouilles, où une partie est dédiée à la mine bien sûr, une autre à la bataille de 1712 et une autre, poignante, sur la seconde guerre mondiale à Denain et ses environs. |
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Le pigeonnier |
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Cette batisse hors du commun était une ferme, ainsi qu'une brasserie, la brasserie de l'Abbaye.On voit au centre gauche de la photo le toit du pigeonnier derrière la petite maison. |
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Aujourd'hui, cette bâtisse a été rénovée et sert d'habitation et le pigeonnier derrière n'existe plus. |
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Le coron de la rue de Villars |
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Le coron Jean Bart ... Jules Mousseron vivait dans la première habitation sur la droite de la photo. |
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Aujourd'hui, une partie du coron a été rasée pour y construire une grande surface, mais la première partie a été sauvée en mémoire à Mousseron pour y installer l'école municipale de Musique. |
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La gare des Mines |
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Voilà la gare des Mines au début du siècle dernier...... |
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Il n'y a plus rien à la place..... elle a été rasée récemment. |
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La rue de Turenne |
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On y voit le passage à niveau, cette rue étant juste à côté de la gare des Mines. |
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Aujourd'hui, tout a disparu. |
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La rue de Villars, encore sous un autre angle. |
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C'est bien toujours la même!
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Le monument aux Morts de la gare de Denain |
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Si le monument est toujours le même, par contre, la gare, juste derrière, a changé de look!
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La rue Louis Petit |
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Elle n'a pas beaucoup changé, à gauche, on reconnaît toujours les mêmes cités, remises au goût du jour...
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La rue Barbusse |
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Cette rue est facilement reconnaissable également... à droite, l'école Diderot qui était jadis l'école des filles, et plus loin, l'école Voltaire, pour les garçons. |
a denain c est aussi les terris pour ce qui se demande ce que c est et bien c est des tas de charbons et oui les mineurs mon grand pere etait mineur paix a ton ame papy je ne t oublirai jamais meme si je ne t ai pas connu

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Prêts pour une petite balade tout en haut de Renard, le terril de Denain? Allez, en route!
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Arrivés en haut du terril, nous sommes surpris par la chaleur.... là où il y a une flèche, il y a une espèce de petit cratère par où se dégage de la chaleur et un peu de fumée.... le terril est bel et bien en feu à l'intérieur. Nous avons d'ailleurs chaud aux pieds. |
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Comme vous pouvez le constater, il reste les rails et les grosses chaînes par lesquels les wagonnets montaient jusqu'au sommet. | |
chansons du nord
Voici les paroles et les origines de la célèbre chanson du P'tit Quinquin.
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L'Canchon-Dormoire
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main.
Ainsi l'aut' jour, eun pauv' dintelière, In amiclotant sin p'tit garchon Qui d'puis trois quarts d'heure, n'faijot qu'braire, Tâchot d'lindormir par eun' canchon. Ell' li dijot: Min Narcisse, D'main t'aras du pain d'épice Du chuc à gogo Si t'es sache et qu'te fais dodo.
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main.
Et si te m'laich eun'bonn' semaine, J'irai dégager tin biau sarau, Tin patalon d'drap, tin gilet d'laine Comme un p'tit milord te s'ras farau J't'acaterai, l'jour de l'ducasse Un porichinel cocasse, Un turlutu, Pour jouer l'air du capiau-pointu.
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main
Nous irons dins l'cour Jeannette-à-Vaques, Vir les marionnett's. Comme te riras, Quand t'intindras dire: un coups pou Jacques Pà d'porichinel qui parl' magas. Te li mettra din s'menotte, au lieu d'doupe, un rond d'carotte it'dira merci Pins' comme nous arons du plaisi
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main
Et si par hasard sin maite s'fâche, Ch'est alors Narcisse; que nous rirons! sans n'avoir invi', j'prindrai m'nair mache J'li dirai sin nom et ses sournoms, J'li dirai des faribolles I m'in répondra des drôles; Infin un chacun Vera deux pesta'c au lieu d'un
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main
Allons serr' tes yeux, dors min bonhomme J'vas dire eun' prière à P'tit-Jésus Pou'qui vienne ichi, pindant tin somme, T'fair' rêver qu'j'ai les mains plein d'écus, Pour qu'i t'apporte eun'coquille, Avec du chirop qui guile Tout l'long d'tin minton Te pourlèqu'ras tros heur's de long
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main
L'mos qui vient, d'Saint'Nicolas ch'est l'fête. Pour sûr, au soir, i viendra t'trouver. It f'ra un sermon, et t'laich'ra mette In d'zous du ballot, un grand pannier. I l'rimplira, si tes sache d'séquois qui t'rindront bénache, San cha, sin baudet T'invoira un grand martinet.
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main
Ni les marionnettes, ni l'pain n'épice N'ont produit d'effet. Mais l'martinet A vit rappagé l'petit Narcisse, Qui craignot d'vir arriver l'baudet Il a dit s'canchon dormoire S'mèr, l'a mis dins d'nochennoire A r'pris son coussin, Et répété vingt fos che r'frain.
Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main |
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et d ou viens cette chansons
"L'Canchon Dormoire, berceuse qui, appelée le P'tit Quinquin, va rapidement devenir célèbre. Alexandre Desrousseaux (1820-1892), enfant du quartier Saint-Sauveur, fils d'un passementier qui court les bals avec un violon pour boucler son budget, est plongé totalement dans le milieu populaire dont il partage les peines et les joies. Amoureux de la musique, poète à ses heures, n'imagine-t-il pas de lancer "la comédie gratis" pour le carnaval! Il regarde, et il voit. Il sait alors traduire dans le langage de tous les jours, celui de l'usine et celui du quartier, la vie du peuple de Lille. "J'aime les petits, les pauvres, les souffrants..." C'est en 1853 que paraît l'Canchon Dormoire", "Le P'tit Quinquin", tout de suite adoptée par tous, une berceuse qui fera, elle aussi le tour du monde. Desrousseaux qui était à la mairie employé aux contributions, est bien le chef de file des chansonniers patoisants dont le Caveau lillois garde fièrement la mémoire. Il a laissé plusieurs centaines de chansons qui sont autant de mises en scène de petits faits qui en disent beaucoup sur les moeurs populaires dans les Flandres du XIXe siècle. Relisez les vers du "P'tit Quinquin" et vous comprendrez vite pourquoi tout un peuple s'est reconnu dans ce texte simple, chaleureux et si efficace. |
les coms qu on m avais laisser suite a cette articles
| cricri la malice (le 15/08/2006 à 10h34) |
| c'est une bonne idée ces photos d'avant et après |
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| afterlove (le 15/05/2006 à 08h58) |
Je voulais te féliciter : des photos de d'antan à des photos actuelles .... C magnifique !!! Michèle |
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| princessedenuit (le 30/04/2006 à 22h18) |
| trés trés bel article et c est une bonne idée que tu as eue de mettre des photos d'avant et de mainnant .Vraiment trés bien fait! |
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| visiteur_ettenna (le 23/04/2006 à 10h49) |
| j'adore ce retour au passé grâce aux photos, je me suis surprise à les comparer toutes et pourtant je ne connais pas ta ville |
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| AngieDoudou (le 16/04/2006 à 20h33) |
Coucou, On constate que ta ville te manques beaucoup. bisous, angie. | |